«Islam» est la translittération du mot arabe الإسلام, qui possède un équivalent en
syriaque comme en hébreu, mais pas en français. Il possède, comme de nombreux termes
de cette religion, deux significations : une signification générale propre à la langue
arabe, et une signification religieuse plus spécifique.
En arabe, «Islam» signifie «soumission» volontaire, ou «allégeance», sous-entendu
«à Dieu».
Il s'agit d'un nom d'action (en arabe اسم فعل ism fi'l), dérivé d'une racine sémitique
de trois consonnes, s.l.m; cette racine désigne l'acte de se soumettre d'une manière
volontaire, de faire allégeance.
La même racine s.l.m renvoie à la notion de « paix », comme on le voit dans la salutation
salām, équivalent de l'hébreu shalom.
Dans le mot Islam, on trouve un faisceau de nuances qui se complètent malgré leurs significations diverses. Ce mot Islam les évoque toutes à la fois.
Il y a d'abord l'idée d'abandon qui n'est nullement celui des lâches ou des paresseux.
On abandonne sa destinée entre les mains du Maître de toutes les destinées, sans la volonté de qui rien ne peut se faire.
On s'abandonne à Lui parce qu'on est convaincu de Sa toute puissance et confiant dans Sa Justice infaillible et imminente.
Même quand il nous semble que cette justice est en défaut, quand nous voyons les injustes apparemment à l'abri de toute justice, nous somme sûrs que ce n'est que provisoire et que le bon droit finit toujours par avoir le dessus.
Que les injustes ne pensent pas que lorsque nous leur allongeons la corde, c'est dans leur bien. Au contraire, ce n'est que dans leur mal. Nous voulons qu'ils accumulent plus de péchés et leur âme les quitte en état d'injustice (Coran).
Il y a même des situations qui nous semblent pénibles mais qui cachent derrière elles un très grand bien.
"Il se peut que vous n'aimiez pas une chose qui est un bien pour vous et il se peut vous aimiez une chose qui est un mal pour vous" (Coran)
Le tout est question d'inconnu (al ghayb) et seul Allah sait l'inconnu. Nous sommes souvent trompés par notre courte vue et notre impatience.
Le Musulman doit toujours agir dans le sens de ses principes même s'il doit en souffrir et même s'il doit en mourir. Le délai de sa mort est déjà fixé avant sa naissance et il vaut mieux mourir pour une noble cause que succomber à une maladie banale et sans gloire.